|
|
||
COMMENT SIGNALER UN PROBLÈME DE SÉCURITÉ ?
Accueil >
Les fiches de prévention >
Equipement domestique et culinaire > Autocuiseurs
Equipement domestique et culinaireAutocuiseursFICHE DE PRÉVENTIONLe principe de l'autocuiseur est fondé sur une loi physique simple : plus la pression augmente, plus la température d'ébullition des liquides augmente, et donc plus le contenu cuit vite. Il existe différents types d'autocuiseurs. Les trois principaux sont : • les autocuiseurs avec ouverture à baïonnette : ouverture et fermeture s'effectuent en faisant pivoter le couvercle. Ils sont, en outre, normalement équipés de dispositifs de sécurité interdisant l'ouverture (rotation du couvercle) s'il reste de la pression, • les autocuiseurs avec ouverture à étrier : deux tours environ sont nécessaires lorsque le joint est neuf mais il faut veiller à le changer souvent ; ce système n'interdit pas, a priori, l'ouverture à chaud ce qui peut être dangereux, mais il faut développer un effort important pour dévisser la molette de vissage du couvercle, • les autocuiseurs avec ouverture à levier : les moins courants. Tous ces systèmes d'autocuiseurs sont munis d'un panier, plus ou moins facile à manipuler indispensable pour cuire à la vapeur. RISQUES C’est lors de l’ouverture de l’autocuiseur, en cours de cuisson ou après celle-ci, qu’existent les risques les plus importants. L’ouverture de l’autocuiseur, s’il est encore sous pression, peut provoquer :
Le second risque est un danger de brûlure «de contact « au niveau des mains ou des avant-bras, à cause de la température des poignées (ce qui peut également occasionner des chutes d’autocuiseur ou de couvercle lors d’une manipulation). RÉGLEMENTATION ET NORMES La norme NF D 21-351 stipule que l’application d’un effort de 100 N en un point quelconque, ne doit pas provoquer l’ouverture de l’appareil quand il est soumis à une pression interne supérieure ou égale à 4 kPa. Si votre autocuiseur est mal fermé, sa pression interne ne doit pas pouvoir dépasser 4 kPa. La pression de fonctionnement doit être comprise entre 50 kPa et 100 kPa. Enfin, pour la poignée, la variation de température durant la cuisson ne doit pas excéder 55 K (soit 75°C de température pour une ambiance à 20°C) et ceci quelle que soit la durée de la cuisson, à feu doux, comme à feu intense. PRÉCAUTIONS À PRENDRE Ne jamais remplir un autocuiseur à plus des 2/3 de sa capacité (1/3 seulement pour les aliments qui gonflent comme les légumes secs) sinon les aliments risquent d’obturer l’orifice de la soupape de sécurité, ce qui pourrait conduire à une augmentation catastrophique de la pression ou empêcher le fonctionnement du dispositif de sécurité des autocuiseurs à baïonnette en laissant libre la rotation et donc l’ouverture en pression de ce couvercle. Quelques cas d’explosion dévastatrice de l’autocuiseur ont été rapportés. En début de cuisson, mettre le feu au maximum jusqu’à que la soupape fonctionne. Maintenir l’allure durant 2 ou 3 minutes pour chasser l’air puis mettre à feu plus doux, Enfin de cuisson, évacuer la vapeur avant toute ouverture de l’autocuiseur ; ne pas forcer sur la poignée de serrage ; ne pas oublier de retirer la valve lors du refroidissement car, sinon, la vapeur se condense, le vide se crée et ceci peut bloquer le couvercle, L’entretien demande quelques précautions : nettoyer la soupape de temps en temps (il ne faut pas qu’elle se bouche) et ne pas utiliser d’eau de Javel ou des produits chlorés pour éviter toute corrosion. Bien que, d’après le recensement des accidents domestiques EHLASS en France (services d’urgence de huit hôpitaux), la proportion de ces accidents ne soit que de 0,6 pour mille, la gravité de ceux-ci est importante, puisque la durée moyenne d’hospitalisation est de 14,5 jours. QUE FAIRE ET NE PAS FAIRE EN CAS DE BRÛLURE ? La conduite à tenir en cas de brûlure par des liquides très chauds, dépend du type de vêtement porté : vêtement en tissu naturel (coton, laine, lin, ...) : le retirer aussitôt car, s’il protège au début, il agit vite comme un « cataplasme « restituant la chaleur ; puis doucher la brûlure durant 10 minutes à l’eau froide, ce qui limitera la profondeur (le degré) de la brûlure, et protéger par un linge propre ; vêtement en fibres synthétiques : ne pas retirer la dernière couche de vêtement (celle au contact de la peau), et doucher comme précédemment ; en effet, les tissus synthétiques collent à la peau en cas de brûlures du deuxième degré fréquentes avec l’eau bouillante. Pour une brûlure légère : après une douche fraîche, recouvrir d’une feuille de tulle gras (couleur jaune), sous couvert d’un pansement ou utiliser une pommade spéciale. Pour une brûlure profonde appeler les pompiers (18) ou le 15. Sur les brûlures, ne pas appliquer du beurre, du dentifrice, de l’huile, du vinaigre, de l’urine ... Les pansements à la biogaze (couleur verte) sont à proscrire pour les jeunes enfants de moins de 10 ans en raison de la présence de camphre (risques d’intoxication, convulsion et coma). |
||