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COMMENT SIGNALER UN PROBLÈME DE SÉCURITÉ ?

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Equipement domestique et culinaire

Poêles à pétrole non raccordés

FICHE DE PRÉVENTION

LES RISQUES Deux risques principaux existent, qui, s'ils ne sont pas propres aux poêles dits «à pétrole», prennent toute leur importance du fait de leur mobilité et de l'absence de tout raccordement à une évacuation extérieure. Risques d'incendie : appareil placé trop près de matériaux combustibles (rideaux...) ; emploi de combustible inadéquat (essence,...) qui peut entraîner un risque d'explosion ; remise à niveau du réservoir alors que le poêle est éteint mais encore chaud ou, pis, allumé ; renversement de l'appareil (cas le plus fréquent) qui, au moins sur certains types d'appareils, surtout anciens, conduit à répandre le combustible sur le sol et à provoquer son infl ammation. Risques de dégagement de gaz toxiques : ces risques sont provoqués par une combustion imparfaite et/ou par une mauvaise aération. Le plus connu de ces gaz est le monoxyde de carbone (CO, appelé aussi oxyde de carbone) ; mais il y a aussi notamment les oxydes d'azote et l'anhydride sulfureux.


QUELQUES CONSEILS
  • le poêle doît être placé dans un endroit dégagé, sur une surface plane et stable, à plus de 1m de tout mobilier ou matériau susceptible d’être combustible ;
  • n’utiliser que le combustible préconisé par le constructeur, à l’exclusion de tout autre, même si les indications fi gurant sur la notice de celui-ci peuvent laisser supposer qu’il s’agit d’un combustible similaire ;
  • n’effectuez la recharge de l’appareil que lorsqu’il a été éteint et est complètement froid (avant l’allumage assurez vous que le réservoir contient suffisamment de combustible pour la durée prévue du chauffage);
  • l’utilisation de ces poêles, compte tenu du rejet des gaz de combustion dans l’atmosphère du local, suppose un renouvellement très important de l’air de celui-ci. A titre d’exemple, des tests sur des appareils parfaitement réglés ont montré que, pour que les valeurs limites de concentration de CO ne soient pas dépassées, le renouvellement d’air minimum dans le local suivant le type et la puissance de l’appareil, pour un local de 40 m3 (soit une pièce 4 m x 4 m soit 16 m2), varie entre 2 fois et 3 fois par heure (évalué par le nombre de fois que l’air du local doit être complètement renouvelé en une heure). Ce taux de renouvellement ne peut pas être atteint dans la majorité des pièces d’habitation. Il est donc instamment recommandé de ne pas employer ce type de chauffage dans une caravane (norme NF S 56-200) et de réserver ce mode de chauffage pour des lieux spacieux et bien ventilés (garage, hangar, atelier...) sous réserve que la durée d’utilisation soit faible.
  • n’achetez pas votre poêle dans un pays autre que la France. En effet vous risqueriez d’acheter un modèle, certes moins cher, mais non muni des dispositifs de sécurité nécessaires et ainsi de mettre, lors de son utilisation, votre vie et celles de vos proches en danger.


REGLEMENTATION
Ces appareils doivent répondre aux exigences essentielles de sécurité définies par décret édictant les prescriptions de sécurité relatives aux poêles mobiles à pétrole lampant désaromatisé ou non qui imposent :
- qu’ils ne soient pas susceptibles d’enfl ammer les matériaux qui seraient mis en contact avec eux,
- que les gaz émis par la combustion ne présentent pas de risque pour les occupants du local, à cette fin, les appareils doivent être munis d’un dispositif d’extinction automatique en fonction de la viciation de l’atmosphère (dispositif de sécurité d’atmosphère),
- que leur stabilité soit suffisante.

QUE FAIRE EN CAS D’ACCIDENT ?
En cas de début d’incendie, prévenir immédiatement les pompiers sans essayer d’éteindre soi-même les flammes, et évacuer rapidement le local en essayant de le confiner (fermeture des portes et fenêtres) ; en cas d’intoxication oxycarbonée, prévenir soit le SAMU (tel : 15) soit les pompiers ou, à défaut, faire transporter les victimes en milieu hospitalier, le traitement de ces intoxications pouvant nécessiter l’admission dans un service de réanimation spécialisé. Il est toujours utile de prendre contact avec le centre anti-poisons le plus proche, qui sera à même de conseiller utilement sur la conduite à tenir vis-à-vis de ces victimes.