English

COMMENT SIGNALER UN PROBLÈME DE SÉCURITÉ ?

Accueil > Les fiches de prévention > Soins corporels > Bancs solaires, centres de bronzage
Envoyer à un ami  Imprimer la page

Soins corporels

Bancs solaires, centres de bronzage

FICHE DE PRÉVENTION

Grâce à l'utilisation d'appareils émetteurs de rayonnements UV-A appelés bancs solaires ou solariums, il est possible de bronzer sans avoir besoin de s'exposer au soleil. Ce type de commerce est en plein développement. De nouveaux professionnels s'y sont intéressés, tels que les parfumeurs, les esthéticiennes, les coiffeurs et les clubs de remise en forme. On compte en France près de 200 centres de bronzage, 3200 instituts équipés et plus de 40 000 bancs solaires. La croissance annuelle de cette activité est d'environ 30 % et les “messieurs” constituent désormais 45 % de la clientèle. Pourtant, ce genre de pratique présente des dangers.

LE RISQUE

En mai 2004, l’académie de médecine lançait un cri d’alarme et réclamait une prévention plus vigoureuse contre les effets néfastes des UV en général (cf. fiche Soleil), ainsi qu’une réglementation et des contrôles plus sévères des cabines de bronzage. Elle déconseillait formellement le bronzage artificiel.

De fait, les séances d’UV soumettent la peau à des doses d’UV-A jusqu’à dix fois plus puissantes que celles émises par le soleil. Si ces rayons ne génèrent pas de coups de soleil, ils n’en exercent pas moins une action néfaste : un vieillissement cutané prématuré et un accroissement des risques de cancer de la peau. Il est donc faux de dire que les séances d’UV artificiels « préparent la peau au soleil ».

En outre, les dangers des UV artificiels se cumulent avec ceux résultant de l’exposition au soleil. D’innombrables études ont démontré qu'une exposition aux UV-A est à l'origine de cancers de la peau et notamment du redoutable mélanome. C’est le cancer le plus fréquent chez l’homme entre 20 et 35 ans et chez la femme entre 20 et 25 ans. Son incidence est en augmentation de 10 % par an depuis 50 ans. Plus de 7000 cas nouveaux ont été diagnostiqués en 2000 (mortalité à 5 ans tous stades confondus : 21 %).

Les travaux les plus récents montrent clairement l’enchaînement biologique des événements : les UV causent des mutations, lesquelles jouent un rôle déterminant dans la carcinogénèse. Ils sont un agent de promotion et agissent comme des immunosuppresseurs, ce qui réduit ou supprime les mécanismes d’immunosurveillance des cancers et permet la croissance de tumeurs immunogènes.

Les UV diminuent la capacité à réagir à des allergènes cutanés, favorisent l'herpès, diminuent la réaction favorable aux vaccinations...

Enfin l'association des UV A et de certains médicaments photosensibilisants provoquent des accidents cutanés tels que des brûlures.

REGLEMENTATION ET NORMES

Un arrêté du ministère de la santé du 6 janvier 1962, modifié en 1981, définit les actes que seuls les médecins ou auxiliaires médicaux peuvent pratiquer, et parmi ceux-ci, les applications de rayonnement ultraviolet. En fait les seules lampes dont l'usage reste libre sont celles consommant au plus 100 W (sans filtre) ou 125 W (avec filtre). Ce texte est tombé en désuétude.

A l’heure actuelle, ce type d'activité est réglementé par le décret 97-617 du 30 mai 1997 et différents arrêtés. Mais le personnel est encore parfois mal formé, les installations sont mal entretenues et les obligations réglementaires pas toujours respectées, ainsi que l’ont montré les résultats d’une enquête diligentée en 2002 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ( DGCCRF).


CONSEILS GENERAUX

Pour éviter tout danger, il est souhaitable de ne pas avoir recours à ce type de procédé.

Toutefois, si l’on tient absolument à utiliser, occasionnellement, un banc solaire, il faut être particulièrement attentif à certains aspects et notamment :

*le bronzage artificiel est interdit aux mineurs (moins de 18 ans)
*il est formellement déconseillé aux personnes ayant la peau très sensible (phototypes I et II)
*il faut porter obligatoirement des lunettes spéciales et se trouver à une distance minimale de 50 cm de la lampe.
*il faut proscrire l'utilisation de toute crème telle que crème de maquillage, protectrice, bronzante, spécialement si elle contient des psoralènes.
*il est interdit de faire un usage détourné de certains médicaments tels que ceux à base de psoralènes, en raison des risques de brûlures. Sont visés par exemple le "SPORADERM 5" et la "MELADININE"
*il faut respecter un délai de 48 heures entre les deux premières expositions

Le conseil patronal des métiers de beauté-parfumerie a signé, sous l'égide du ministère chargé de la consommation, avec 11 organisations nationales de consommateurs, un contrat pour l'amélioration de la qualité des services délivrés par ces instituts : "contrat approuvé". Par conséquent il est préférable de se rendre dans ce type d'établissement car ce contrat garantit notamment des diplômes et une qualification, des normes hygiéniques, un contrôle régulier des appareils...