English
Accueil > Les actualités > A la une > Radiateurs : comment concilier chaleur et sécurité ?
Envoyer à un ami  Imprimer la page

Radiateurs : comment concilier chaleur et sécurité ?


 

La fraîcheur de ce mois d’avril conduit nombre d’entre nous à continuer à chauffer leur logement.


Bien que nous ne fassions que rarement un lien direct entre radiateurs et brûlures, les appareils de chauffage sont à l’origine d’accidents pouvant provoquer des brûlures importantes, en particulier chez les enfants (*). En effet, les bambins, dont la peau est plus fine que celle des adultes, sont encore peu conscients de leur corps et n’identifient pas facilement la source de chaleur à l’origine de leur douleur. Ils peuvent rester sidérés, les mains collées sur l’appareil pendant plusieurs secondes. Pour information, à une température de 60° C, une brûlure du second degré apparaît en seulement 5 secondes chez l'adulte et 4 fois plus rapidement chez l’enfant.


S’il est impossible d’atteindre un risque zéro, il convient cependant de définir et de respecter un seuil de température « acceptable », ne provoquant pas de brûlure supérieure au premier degré (soit les effets d’un coup de soleil). Plusieurs référentiels scientifiques fixent ce seuil à 50°C.

Dans son avis adopté le 22 mars 2012, la Commission de la sécurité des consommateurs émet des recommandations pour mieux concilier chaleur et sécurité et ainsi réduire les risques de brûlures liées au contact avec des appareils de chauffage. L’avis porte non seulement sur les radiateurs classiques mais aussi sur des appareils dont la fonction de chauffe est secondaire et/ou masquée, comme les sèche-serviettes chromés ou les miroirs chauffants, avec lesquels les risques sont accrus.

L’analyse de la réglementation et des normes en vigueur met en évidence d’importantes failles. En effet, les textes ne prennent pas en compte le risque de brûlures graves et n’imposent pas un marquage sur l’appareil à la fois visible, lisible et indélébile indiquant la température maximale des parois directement accessibles. Aussi, la CSC recommande-t-elle aux pouvoirs publics d’imposer un tel marquage. Elle insiste sur le fait que l’absence d’information et de mise en garde des utilisateurs induit un manque de prise de conscience des risques associés à ce type d’appareil.

Les autorités sont également appelées à prendre des mesures afin que les appareils de chauffage domestiques (qu’ils soient alimentés avec de l’électricité ou avec une autre énergie) dont les températures de surface sont susceptibles de générer des brûlures du second degré ne puissent être directement accessibles.

Quant aux distributeurs et aux installateurs, il leur revient, notamment lors de la vente d’appareils dont la fonction de chauffe est masquée, d’informer les consommateurs des températures maximales susceptibles d’être atteintes par les parois directement accessibles et les risques qu’elles peuvent engendrer.
Enfin, la CSC recommande aux consommateurs de privilégier l’achat d’appareils dont les surfaces accessibles ne présentent pas de risques de brûlures et, dans le cas contraire, de les équiper de grilles de protection.
Il faut également veiller à ce que les enfants ne jouent pas à proximité des appareils de chauffage.


(*) Entre 2004 et 2010, l’Institut de veille sanitaire a recensé 389 brûlures survenues à la suite d’un contact avec des radiateurs, radiateurs électriques, radiateurs à gaz ou à pétrole et poêles à bois. Les deux tiers des victimes étaient des enfants de moins de 5 ans.


> Lire l'avis de la CSC
> Télécharger l'avis